ASSE 4–0 Nancy

ASSE 4–0 Nancy
Les Verts font le spectacle

Avec brio et panache, les Verts, très inspirés offensivement, ont repris leurs bonnes habitudes à domicile. Au cours d'un match qu'ils ont maîtrisé d'un bout à l'autre, ils ont terrassé la meilleure défense du championnat et offert un joli récital dans un Chaudron réchauffé.

La victoire sinon rien ! Plus que jamais, la mobilisation avait été générale et tournée vers une priorité immédiate : les trois points. Dans un contexte médiatique enflammé, les Verts n'avaient plus de temps à perdre. Sur le terrain, la victoire était impérative pour sortir de sa mauvaise passe et s'extirper de la zone dangereuse au classement.

Face à une équipe nancéenne parfait outsider en haut du classement, la défense stéphanoise avait été remaniée aux trois-quarts avec les retours de Perrin et Dabo sur les côtés ainsi que Sall associé à Tavlaridis en défense centrale. Dans l'entrejeu, Landrin, qui fêtait son 200e match en Ligue 1, retrouvait également une place de titulaire, tout comme Feindouno chargé de dynamiser le secteur offensif.

Perrin montre la voie

Dans un Chaudron glacé et muet pendant les cinq premières minutes de jeu, les Stéphanois, attirés vers l'offensive, réchauffaient petit à petit les ch½urs stéphanois. En s'appliquant à poser leur jeu par passes courtes, l'ASSE déployait ses premières menaces. Sur un long centre de Landrin, Gomis sauta plus haut que tout le monde mais son coup de tête n'attrapa pas le cadre (9e). Six minutes plus tard, l'attaquant stéphanois, qui avait éliminé André Luiz, cadra sa frappe mais Bracigliano repoussa (15e). La troisième tentative stéphanoise fut la bonne sur un exploit personnel de Perrin. Le capitaine stéphanois chipa le ballon à Dia, repiqua au centre et enveloppa, du pied gauche, sa frappe dans les filets nancéens (18e). Du grand art !

Dia sur le poteau

La réaction lorraine fut timide et vite étouffée par un Viviani, autoritaire dans ses sorties aériennes, et impeccable sur un tir rasant de Dia (22e). Et quand le gardien de but stéphanois fut battu, un petit coup de pouce du destin fut (enfin !) favorable aux Verts. Ainsi, le montant gauche renvoya un joli coup de patte de Dia (29e).

Gomis fait le break


L'ASSE ne s'affolait pas. En restant compact et solidaire, le bloc stéphanois repoussait les assauts nancéens, uniquement dangereux sur coups de pied arrêtés. Et les Verts jouaient tous les coups offensifs à fond. Avec brio. Ainsi Feindouno mit sur orbite Gomis, qui devança la sortie de Bracigliano pour lui glisser le ballon sous le ventre (42e). Le coup parfait !

Feindouno – Gomis, ticket gagnant

Au retour des vestiaires, les Verts réenclenchaient leur belle mécanique par un coup de canon. Après un petit lob sur son adversaire, Feindouno expédia un missile de peu à-côté (46e). En panne de mouvement général, Nancy manquait d'inspiration offensive. Correa renouvela ses batteries en lançant Kim et Zerka. Mais la défense verte continuait de faire bonne garde. Dabo coupa net la route à Fortune (58e).

En face, l'organisation stéphanoise était fluide. Les combinaisons fonctionnaient toujours aussi bien. Dans tous les bons coups, Feindouno décala habilement Payet qui fut fauché par Bracigliano. L'arbitre M. Moulin n'hésita pas et désigna le point de penalty. Feindouno logea le ballon dans la lucarne (70e).

Le Chaudron n'était pas encore au bout de ses belles émotions. Une minute plus tard, Feindouno lança Gomis, qui crocheta son défenseur, puis feinta Bracigliano pour finalement s'ouvrir la cage et s'offrir un doublé du plus bel effet.

Le récital continue

La différence était définitive. Ce qui n'empêchait pas les Verts, complètement libérés, de continuer leur récital offensif. Une volée de Dernis fut trop aérienne (73e) puis Bracigliano repoussa du bout des gants un coup de tête de Gomis (76e). Il n'y avait plus qu'une équipe sur le terrain. Une standing ovation accompagna la sortie de Feindouno et Viviani put serrer les poings. Il tenait bon son premier succès en championnat sous le maillot vert. Il est vrai que ses coéquipiers y avaient mis la plus belle des manières !

A Saint-Étienne, au stade Geoffroy-Guichard, 26920 spectateurs
Arbitre : M. Moulin
Score à la mi-temps : 2-0
Buts : Perrin (17e), Gomis (42e et 71e), Feindouno (70e) pour l'ASSE
Avertissements : Landrin (11e), Viviani (66e), Tavalridis (88e) pour l'ASSE ; André Luiz (45e), Hadji (90e) pour Nancy
ASSE : Viviani, Dabo, Tavlaridis, Sall, Perrin, Matuidi (puis Tiéné 90e), Landrin, Feindouno (puis Faye 88e), Dernis, Payet, Gomis. Entr. Roussey
Nancy : Bracigliano (cap), André Luiz, Chrétien, Sauget, Puygrenier, Berenguer (puis Kim 58e), Gavanon, Dia (puis Zerka 58e), Hadji, Curbelo, Fortuné. Entr. Correa

# Posted on Sunday, 17 February 2008 at 10:42 AM

Bordeaux reste dans le coup

Bordeaux reste dans le coup
petite visite chez lui...clik ici
En clôture de la 22e journée de Ligue 1, les Girondins de Bordeaux, après avoir pas mal souffert, ont vaincu l'AS Saint-Etienne, ce jeudi. Buteur une nouvelle fois, Fernando Cavenaghi permet aux hommes de Laurent Blanc de rester à trois points de Lyon.

Bordeaux ne sait décidément pas gagner un match sans s'offrir quelques inutiles frayeurs. Malgré une première période totalement ratée, les Marine et Blanc ont assuré l'essentiel. Grâce à un but inscrit en seconde période par Fernando Cavenaghi, Bordeaux s'installe confortablement à la deuxième place du championnat et revient à trois points de Lyon.

Dans un stade en ébullition, Fernando Cavenaghi était le premier à se mettre en évidence. L'Argentin tirait rapidement un coup franc. Le ballon passait juste au-dessus de la transversale de Jody Viviani, titularisé en lieu et place de Jérémie Janot, forfait de dernière minute (6e). Toutefois, cette alerte était la seule occasion girondine de la première période. Ainsi, les visiteurs attaquaient le premier acte sans complexe. Ils imposaient un gros pressing et bloquaient le jeu collectif des Bordelais. Décidés, les Verts montraient beaucoup d'envie en ce début de match. Fousseni Diawara tentait une frappe du pied droit aux vingt-mètres, sans danger pour Ramé (15e). Battus dans les duels, les Girondins peinaient à développer leur jeu offensif. Ainsi, ce sont les Stéphanois qui, logiquement, se créer quelques opportunités. A la 21e minute, Gomis, parfaitement lancé dans la profondeur, résistait au retour de Planus, mais perdait son duel face au portier aquitain. Les joueurs de Laurent Blanc manquaient d'allant et de conviction. La pression stéphanoise était de plus en plus intense. Suite à un très bon appel dans la profondeur, Gomis était repris sur le fil par Henrique (35e). Les occasions nettes étaient uniquement stéphanoises. Juste avant le repos, Dimitri Payet voyait sa frappe enroulée toute proche de lober Ramé (44e). Malgré leur domination, les Verts concédaient le nul à la pause face à des Bordelais décevants.

De retour des vestiaires, c'est avec de meilleures intentions que les Girondins abordaient la seconde partie de la rencontre. Suite à un bon débordement, David Bellion adressait un centre en retrait, mais personne n'était là pour reprendre le ballon (47e). L'ASSE répliquait immédiatement. Sur un ballon perdu par Henrique, Gomis filait au but. Il fallait un énorme retour de Marc Planus pour lui barrer le chemin du but (53e). Cette opportunité avait le mérite de réveiller la formation bordelaise. Sur leur seule occasion, Bordeaux ouvrait la marque, par l'intermédiaire de Cavenaghi. L'Argentin profitait d'un mauvais renvoi de la défense centrale verte pour tromper Viviani en deux temps (1-0, 55e). Libérés, les Marine et Blanc offraient désormais un visage plus séduisant et enchainaient les jolis mouvements collectifs. A la 70e minute, Jussiê, entré en jeu à la place de Micoud, tentait une volée du pied gauche mais son tir passait juste à côté de la cage stéphanoise. Les Verts peinaient à se mettre en bonne situation. Bordeaux se contentait de gérer son avance. Dans le temps additionnel, la dernière opportunité était bordelaise par l'intermédiaire de Wendel (92e). Le Stade Chaban-Delmas pouvait exulter.

Réaliste, Bordeaux récolte une quatrième victoire consécutive et boucle un septième match consécutif sans défaite en Ligue 1. Grâce à ce succès, les Girondins s'installent confortablement à la deuxième place du championnat avec cinq longueurs d'avance sur les Lorrains et trois de retard sur Lyon. L'ASSE va jouer un rôle d'arbitre dans la lutte que se livre les deux clubs pour la première place, dimanche et la venue de Lyon à Geoffroy-Guichard.

# Posted on Tuesday, 29 January 2008 at 10:48 PM

Des Verts enfin zen

Des Verts enfin zen
Une tempête dans un verre d'eau ? Après une semaine de remous née de la défaite cinglante subie sur la pelouse de Valenciennes (2-0), l'AS Saint-Etienne a retrouvé un semblant de sérénité après la victoire à domicile obtenue face à Rennes. Laurent Roussey, l'entraîneur des Verts, est sorti ragaillardi par ce succès logique obtenu avec les formes. Il sait néanmoins que les prochaines échéances s'annoncent décisives pour sa situation personnelle. Jeudi, les Stéphanois se déplacent à Bordeaux avant de recevoir dimanche l'Olympique Lyonnais pour le derby de tous les dangers pour les deux formations.

Le Tourmalet puis l'Aubisque, à moins que ce soit l'inverse. Tout juste remis en selle par un beau succès à domicile obtenu face au Stade Rennais, l'AS Saint-Etienne se voit offrir les deux cadors du championnat à la suite, d'abord les Girondins de Bordeaux de Laurent Blanc, au Stade Chaban Delmas, puis les voisins lyonnais pour un derby que l'on pressent essentiel. "En enchaînant successivement Bordeaux et Lyon, nous allons escaler les deux plus gros cols du Tour de France. Si on veut faire parler de nous, c'est le bon moment", admettait Laurent Roussey, l'entraîneur stéphanois, rassuré par la prestation de ses protégés qui auraient pu le lâcher dans la tempête. "Nous avons développé de belles séquences de jeu dans deux organisations tactiques différentes. Les joueurs m'ont donné entière satisfaction, notamment les plus jeunes. C'est la confirmation que nous avons fait les bons choix même s'il faut se montrer patients et leur donner du temps", a-t-il expliqué à l'antenne d'ASSE TV. Une profession de foi pour rester en poste plus longtemps?

A la recherche d'un sage

Les deux co-présidents du club, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, ont tenu à faire front face aux critiques et aux effets d'annonce de la presse. A l'issue de la rencontre, ils ont tenu à désarmorcer la bombe à retardement placée sous le banc de Laurent Roussey. "Ce fut un match d'hommes au cours duquel les valeurs stéphanoises ont triomphé. Démonstration est faite que nous avons une bonne équipe. Lorsqu'on retrouve toutes nos valeurs, le résultat est là. Nous sommes très satisfaits de cette victoire. Nous sommes fiers de l'équipe. Les joueurs et le staff ont montré une grande solidarité réciproque", expliquent-ils sur le site officiel.

Ils promettent également le retour à une communication normalisée. "Nous sommes une entreprise de communication donc ouverte à tous. La valeur principale, à laquelle nous tenons, est la notion d'affection. L'ASSE a également la valeur du patrimoine. Tous les anciens du club, tous ceux qui ont foulé la pelouse du stade Geoffroy-Guichard, seront toujours les bienvenus". Reste que sur le plan sportif, l'ASSE n'a pas pleinement rassuré ses supporters. Le réalisme des Verts est toujours aussi défaillant alors que la charnière centrale sera amputée de Stathis Tavlaridis lors du déplacement à Bordeaux.

Afin de valider cette sérénité retrouvée, les dirigeants foréziens aimeraient en tout cas ajouter à leur organigramme "un sage", capable de gérer les petits tracas du quotidien et le lien entre passé prestigieux et avenir en pointillé. Ancien de la maison verte, Aimé Jacquet a le profil idéal pour le rôle mais il sera difficile à convaincre...

# Posted on Tuesday, 29 January 2008 at 10:45 PM

Verts de peur

Verts de peur
Qu'arrive-t-il à l'AS Saint-Etienne ? Tranquillement installé dans le premier tiers du classement, grâce à un excellent parcours à domicile, au début du mois de décembre, le club forézien a enchaîné les contre-performances depuis une lourde défaite à Lille (3-0) pour ne plus posséder que cinq points d'avance sur le premier relégable, Lens, qui compte de surcroît un match disputé de moins. L'heure est à la crise du côté de Geoffroy-Guichard, surtout que les voix des deux co-présidents semblent bien discordantes. Laurent Roussey, l'entraîneur actuel et inexpérimenté du club stéphanois, paraît aujourd'hui sur un siège éjectable.

Zéro point sur neuf possible, zéro but inscrit et six encaissés: ce ne sont pas les derniers résultats de Metz, mais bien le bilan en Ligue 1 de l'ASSE sur les trois derniers matches. Avant ce terrible coup de bambou, les Verts tutoyaient pourtant les places européennes, forts d'un excellent bilan à domicile. Mais d'insuffisances mentales en manque de précision dans le dernier geste, le bateau stéphanois navigue désormais à vue, avec le maintien comme unique ligne de flottaison.

Eliminés des deux coupes nationales, les deux fois par Auxerre, les Verts n'ont pourtant plus que le championnat pour sauver une saison une fois de plus marquée par les affaires en coulisse. Calife à la place de l'ancien calife, Ivan Hasek, dont il avait bien scié la branche, Laurent Roussey, ancien adjoint de Claude Puel à Lille et seul maitre à bord depuis le début de la saison sur le banc de l'ASSE, n'a toujours pas trouvé la bonne formule sur le terrain. Les supporters verts, toujours aussi fervents, s'impatientent devant ses errements tactiques.

Roussey, forte tête

Malgré ce début de fronde populaire - les ultras ont brandi une banderole équivoque à l'encontre de l'actuel technicien, l'ancien prodige stéphanois reste campé sur ses positions. Laurent Roussey refuse l'aide d'un adjoint expérimenté et redoute l'arrivée annoncée d'un directeur sportif qui rongerait ses prérogatives sur le terrain. Amoureux du beau jeu et chantre d'un football offensif, il a pour lui le soutien d'une grande partie du vestiaire, alors même qu'il aborde à la tête de son club une trilogie infernale - Rennes et Lyon à domicile, Bordeaux à l'extérieur -. Saint-Etienne a peur du vide et d'une relégation qui mettrait à mal les finances vertes. Si l'heure n'est pas encore à la circonvolution d'un incendie dévastateur, les premières flammes lèchent déjà les fondations de la maison stéphanoise.

Le recrutement en question

"J'ai dû composer avec une cellule de recrutement pas très performante". Les mots de Laurent Roussey sur l'antenne de Canal + Sport iront certainement droit au coeur d'Omar Da Fonseca, déjà très contesté par Elie Baup, quand ce dernier était entraîneur de l'AS Saint-Etienne. Très actif l'été dernier sur le marché des transferts, le club vert a multiplié les recrues offensives - Dimitri Payet, David Gigliotti, Lasse Nilsson - jusqu'ici peu efficaces, et s'est trompé dans les grandes largeurs sur le choix du remplaçant à Zoumana Camara. Absent lors de la dernière défaite en championnat face à Valenciennes (2-0), mais calamiteux le mercredi précédent à Auxerre, en Coupe de la Ligue, le Brésilien Nivaldo stigmatise à lui tout seul les errements défensifs d'une équipe incapable de conserver un résultat à l'extérieur. Devant l'insuffisance du joueur auriverde, Moustapha Bayal Sall s'était imposé comme un titulaire en puissance dans l'axe de la défense. Le départ du Sénégalais à la Coupe d'Afrique des nations, plus que celui de Pascal Feindouno anticipé de longue date, est un vrai coup dur.

Deux co-présidents, aucune ligne directrice

Depuis la remontée en Ligue 1 - obtenue avec Frédéric Antonetti comme entraîneur -, le club stéphanois multiplie les mini-crises et les changements de technicien. Laurent Roussey, s'il devait quitter son poste prématurément, ne serait que la quatrième victime du duo Bernard Caïazzo-Roland Romeyer, dont la particularité est de s'entendre sur à peu près rien, y compris sur le choix de l'heureux élu et même de la direction à prendre. Ami de Luis Fernandez, qui ne cesse de se proclamer candidat au poste sur RMC, Bernard Caïazzo réclame des changements et vite. Mais Roland Romeyer, plus proche de Laurent Roussey, fait l'éloge de la patience et préférerait chapeauter son protégé d'un directeur sportif expérimenté. Au final, un joli flou artistique entoure le projet sportif du club recordman des titres de champion de France. Et, cette saison encore et comme c'est le cas depuis 1981, aucun trophée ne viendra récompenser la ferveur verte.
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# Posted on Tuesday, 29 January 2008 at 10:44 PM

Roussey, ça sent le roussi

Roussey, ça sent le roussi
La maison verte prend l'eau et le locataire des lieux, Laurent Roussey, est poliment invité à en rendre les clés. L'entraîneur de l'AS Saint-Etienne, qui ne parvient pas à redresser le club, treizième de Ligue 1 avec trois défaites consécutives au compteur, doit faire face à la farouche volonté de ses dirigeants, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo, de lui greffer un directeur sportif en tribunes. Une solution qui n'a pas la faveur de l'homme de banc stéphanois, toujours persuadé que sa méthode est la bonne.

Jean-Pierre Papin sur le banc lensois, la mine déconfite, et ses assistants, en ligne avec Daniel Leclercq, assis en tribunes, qui dicte ses consignes. Cette image, tournée lors de la débâcle nordiste sur la pelouse du Parc des Princes (0-3), dimanche, a fait le tour des chaînes ce week-end. Et elle pourrait très bien se reproduire d'ici la fin du mois, du côté de Saint-Etienne.

Car depuis samedi et la nouvelle défaite des Verts, la troisième de rang en Ligue 1, à Valenciennes (0-2), lors de la vingtième journée, Laurent Roussey est assis sur un siège éjectable, capable de sauter à tout moment. Le club stéphanois, treizème à seulement cinq points de la zone rouge et éliminé de toute compétition nationale, s'enlise dans une crise profonde de jeu, et surtout d'identité. L'entraîneur des Verts, arrivé l'été dernier à la suite d'un putsch visant à écarter Ivan Hasek du bord de touche, est de plus en plus contesté du côté de Geoffroy-Guichard, surtout en tribune présidentielle. "Les supporters demandent des résultats, et nous aussi. Je souhaite que ça change, notamment à l'extérieur", s'agace ainsi Roland Romeyer, co-président de l'ASSE, dans les colonnes du Progrès.

Le jeunisme pratiqué par les recruteurs à l'intersaison, avec les arrivées de Dimitri Payet (20 ans), Blaise Matuidi (20 ans) et David Gigliotti (22 ans), n'a pas trouvé la fraîcheur escomptée sur le terrain, et la Coupe d'Afrique des Nations, qui ampute les Verts de Pascal Feindouno et Mustapha Bayal Sall, ne risque pas d'arranger les affaires de Roussey. Si bien que Bernard Caïazzo et Roland Romeyer souhaitent désormais associer à leur homme de banc un directeur sportif, maillon manquant à l'organigramme stéphanois. "J'avais demandé un adjoint cet été, Luc Sonor, ça ne s'est pas fait, a expliqué Roussey lundi soir sur Canal+ Sport, avant de donner son avis sur ses recrues. Les arrivées ? J'ai dû composer avec une cellule de recrutement pas très performante."

Santini tient la corde

A l'instar de ce que peut être Bernard Lacombe chez l'ennemi et voisin lyonnais, cet homme en tribunes aurait à la fois un rôle de médiateur entre la pelouse et les dirigeants ainsi qu'un regard sur le strict secteur sportif. Une solution qui fait suite à la volonté première de Caïazzo de greffer un adjoint à son entraîneur, jugé pas assez efficace pour la Ligue 1. Mais Laurent Roussey avait alors affirmé son intention de partir. L'éventuelle venue d'un directeur sportif, qui pourrait être Jacques Santini, ne plait pas non plus au technicien stéphanois. "Ça se fera sans moi", a-t-il affirmé. Lui veut garder seul les commandes de son équipe, sans aucune interférence avec quiconque, et dit n'avoir beoin que "de sérénite, à l'intérieur comme à l'extérieur du groupe. C'est ce qui nous permettra de reprendre confiance."

Mais le problème de l'AS Saint-Etienne en ce début d'année n'est, au vu de ses prestations, pas qu'un simple problème de confiance. Les changements incessants au sein du onze titulaire, d'un week-end sur l'autre, n'aident pas à la cohésion du groupe. Et si Laurent Roussey s'oppose au moindre remaniement en menaçant de claquer la porte, il se pourrait bien que ses dirigeants ne le retiennent plus. En coulisses, Roland Romeyer, l'un de ses seuls soutiens jusqu'ici, se laisserait même convaincre par les arguments de son homologue, Bernard Caïazzo, qui veut la tête de l'entraîneur. Et dans ces cas-là, les anciennes gloires du Forez sont sollicitées. Libre, Jacques Santini tient la corde. Robert Herbin, lui aussi, a son avis sur la question. "J'ai été parfois un peu irrité par les choix de Laurent Roussey. Mais là, je crains que le mal soit plus profond. Il faut repartir à zéro." La prochaine trêve internationale, fin janvier, pourrait être une date de refonte complète.
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# Posted on Tuesday, 29 January 2008 at 10:42 PM